La guerre dehors, les guerres dedans…

L’actualité chaotique de ce dernier mois m’incite à revenir à l’intérieur…
Le monde est-il devenu fou ? Violence, mensonge, peur… Tout vacille.

Et si ce chaos était un seuil ?
Un passage critique pour voir enfin ce que nous ne voulons plus…
Et revenir à l’essentiel : le respect du vivant, le partage, l’humain.

Pour tenir debout dans cette tourmente, je fais un choix :
aller rencontrer mes propres turpitudes.

Mes guerres intérieures, subtiles, presque invisibles.
Ces endroits où je veux avancer mais je freine,
où je veux aimer mais je me ferme.

La violence en moi n’est pas spectaculaire,
mais elle est bien réelle : jugements, exigences, contrôle.

Le monde ne sait pas aimer…
Mais je suis le monde.

Alors je regarde.
Où sont mes fermetures ?
Que disent-elles de mes peurs, de mes insécurités ?

Je ne vois pas d’autre chemin vers la paix
que de traverser mon histoire,
ces espaces abîmés de l’enfance
qui ont encerclé mon cœur de fils barbelés.

Je suis en guerre contre moi-même.
Je me juge, je me méfie, je me replie.

Et ainsi, j’alimente le climat global de guerre.
Voilà ma part.

Rassembler les morceaux de moi
pour retrouver une forme d’harmonie intérieure.

La paix n’est pas un état.
C’est une expérience exigeante.

Elle demande de voir, d’entendre, de renoncer, d’apaiser.
Elle demande consolation, courage, renaissance.

Rester en conflit peut rassurer.
C’est une façon d’exister.

Mais le travail sur soi n’est pas un luxe.
Il est une responsabilité.

Pour soi.
Pour les proches.
Pour le monde.

Alors peut-être…
cesser d’accuser le dehors,
et enfin, prendre sa part.